Nouveaux Records du CAC 40 : 7 actions de l’indice qui ont encore un gros potentiel

Après une semaine marquée par les annonces de la Fed, la publication du PIB du deuxième trimestre et quatre rapports de résultats d’entreprises du 7 mai, la semaine à venir s’annonce chargée en données sur le marché du travail, avec comme point d’orgue le rapport sur l’emploi de vendredi. Les interventions de la Fed reprennent également, avec les prises de parole prévues mercredi de la gouverneure Lisa Cook et de la présidente de la Réserve fédérale de San Francisco, Mary Daly.

Elles ne figuraient pas parmi les trois dissidents « hawkish » lors de la réunion du FOMC de la semaine dernière. Il sera donc intéressant de voir de quel côté elles penchent. Cela pourrait donner aux marchés financiers quelques indications sur l’orientation future de la politique monétaire, ce que le président de la Fed, Kevin Warsh, refuse de faire !

La semaine sera également marquée par la publication de résultats très attendus. Palantir (NASDAQ :PLTR), Advanced Micro Devices (NASDAQ :AMD), Eli Lilly (NYSE :LLY) et SanDisk (NASDAQ :SNDK) feront la une. SpaceX (NASDAQ :SPCX) publiera mardi ses premiers résultats en tant que société cotée en bourse.

Voici les principales publications économiques susceptibles d’influencer les décisions des investisseurs cette semaine :

1. Emploi

Le rapport sur l’emploi de juillet (vendredi) est l’événement majeur. Les créations d’emplois n’ont augmenté que de 57 000 en juin, soit environ la moitié des 115 000 prévus, ce qui a fait baisser la moyenne sur trois mois à 111 300 (graphique). Nous anticipons un rebond en juillet. Le déficit de juin est presque entièrement imputable au secteur des loisirs et de l’hôtellerie-restauration, qui a perdu 61 000 emplois, une fluctuation saisonnière qui ne devrait pas se reproduire en juillet.

Les annonces de licenciements chez Challenger en juillet (jeudi) font suite aux 45 800 licenciements de juin, un chiffre faible par rapport aux normes historiques (graphique). Le nombre de licenciements est resté limité le mois dernier, selon les premières demandes d’allocations chômage.

Les chiffres de l’ADP sur l’emploi dans le secteur privé pour juin ont affiché une hausse de 98 000, en baisse par rapport aux 122 000 de mai et inférieure au consensus de 110 000, les emplois dans les services représentant 96 000 de cette hausse. Le rapport ADP de juillet (mercredi) pourrait s’avérer plus faible, les chiffres hebdomadaires d’ADP ayant ralenti pendant cinq semaines consécutives pour atteindre une moyenne sur quatre semaines de 15 000 (graphique). Cela représenterait tout de même environ 60 000 pour juillet, soit un rythme proche du seuil de rentabilité nécessaire pour empêcher le taux de chômage d’augmenter.

Le rapport JOLTS de juin (mardi) devrait montrer un certain affaiblissement des offres d’emploi, selon la série « emplois abondants » de l’enquête sur l’indice de confiance des consommateurs pour le mois (graphique).

2. Indices PMI

Les indices PMI mondiaux S&P de juillet ont affiché un net rebond de l’indice non manufacturier, qui a atteint 53,6 contre 51,2 en juin (graphique). L’indice manufacturier est resté solide à 53,8. Ces deux indicateurs laissent présager de bonnes performances pour les indices PMI du secteur manufacturier (lundi) et non manufacturier (mercredi) de juillet, compilés par l’Institute for Supply Management.

Les enquêtes régionales de conjoncture menées par cinq des douze banques régionales de la Réserve fédérale confirment qu’un résultat solide pour l’ISM M-PMI (lundi) est probable (graphique).

Bien que le taux de croissance des bénéfices prévisionnels du S&P 500 ait été faussé par d’importants gains de valorisation des investissements réalisés par Alphabet et Amazon, cette série constitue une raison supplémentaire de s’attendre à un résultat solide pour l’indice M-PMI (graphique).

3. Productivité et coûts de main-d’œuvre

La croissance de la productivité au deuxième trimestre (jeudi) pourrait s’avérer plutôt faible, étant donné que le nombre total d’heures travaillées par semaine a augmenté à un rythme plus rapide ce trimestre qu’au premier trimestre (graphique).

De plus, le taux de croissance du PIB a été freiné au deuxième trimestre par une forte hausse des importations liées à l’IA. Toutefois, la production réelle des entreprises non agricoles, qui sert à calculer la productivité, a tendance à croître un peu plus vite que le PIB réel (graphique).

4. Résultats

Environ 71 % des entreprises du S&P 500 ont désormais publié leurs résultats du deuxième trimestre, et 15 % supplémentaires de l’indice doivent le faire cette semaine. Le consensus des estimations des analystes tablait, au 30 juillet, sur une croissance du bénéfice par action (BPA) opérationnel de 37,0 % en glissement annuel pour le deuxième trimestre 2026, contre 35,8 % la semaine dernière (graphiques). Ce chiffre inclut les plus-values de portefeuille comptabilisées par quelques-unes des sociétés du « Mag-7 ». Néanmoins, les estimations pour les troisième et quatrième trimestres continuent d’afficher une tendance à la hausse.

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