Nouveaux Records du CAC 40 : 7 actions de l’indice qui ont encore un gros potentiel
Le Brent se maintient sous la barre des 80 dollars le baril après la divulgation des détails de l’accord entre les États-Unis et l’Iran, ce qui renforce les arguments en faveur d’une politique accommodante avant l’annonce du FOMC prévue aujourd’hui. Nous pensons que le nouveau président Warsh répondra aux attentes « hawkish » du marché, mais les risques sont orientés à la baisse pour le dollar, dont la résilience semble désormais reposer uniquement sur les prévisions concernant la hausse des taux de la Fed. La décision de la Riksbank de maintenir ses taux pourrait encore paraître quelque peu « dovish »
USD : des risques à la baisse, mais nous nous attendons à ce que Warsh tienne ses promesses
Le communiqué du FOMC d’aujourd’hui constitue un test décisif pour la résilience récente du dollar. Le Brent s’échangeant sous la barre des 80 dollars le baril après la divulgation hier des détails de l’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, le billet vert repose de plus en plus sur les anticipations d’un resserrement monétaire de la Fed cette année. Il a donc besoin d’une confirmation que les décideurs politiques – et en particulier le nouveau président Kevin Warsh – sont réellement ouverts à des hausses de taux, même s’il est presque certain que les taux resteront inchangés aujourd’hui.
Si M. Warsh ou le FOMC dans son ensemble laissaient entrevoir une position clairement en décalage avec les anticipations du marché, le dollar ferait, selon nous, l’objet d’une forte correction à la baisse. Mais dans notre analyse préalable de la Fed, nous avions fait valoir que la suppression de la tendance à l’assouplissement dans le communiqué et une révision à la baisse de la médiane du « dot plot » pour 2026 pourraient suffire à maintenir le dollar à un niveau élevé. Tel est notre scénario de base pour aujourd’hui : la Fed confirme les anticipations du marché, avec un impact globalement neutre sur le dollar.
Dans le même temps, nous admettons que la balance des risques semble pencher à la baisse pour le dollar américain après l’annonce de l’accord entre les États-Unis et l’Iran. La baisse des prix de l’énergie renforce les arguments en faveur d’une réévaluation accommodante, tandis que la courbe des swaps est jusqu’à présent restée insensible à l’amélioration du sentiment au Moyen-Orient et continue d’anticiper un resserrement de 21 points de base d’ici décembre.
En fin de compte, le principal élément déclencheur d’une orientation accommodante pourrait provenir du discours de Warsh plutôt que du communiqué lui-même. Il n’a probablement guère intérêt à surprendre intentionnellement par son accomodation et à risquer de perturber le marché obligataire lors de sa première réunion, mais les marchés pourraient surinterpréter toute nuance dans ses propos comme le signe d’un futur virage accommodant.
EUR : en quête de stabilisation
La paire EUR/USD a rebondi hier au-dessus de 1,160, mais attend clairement des signaux de la Fed pour s’orienter dans un sens ou dans l’autre. Comme indiqué plus haut, notre position est neutre sur le dollar aujourd’hui et, par extension, sur l’EUR/USD.
Toutefois, l’inclusion d’incitations financières pour l’Iran dans l’accord de paix (reprise des exportations de pétrole, fonds de développement économique et déblocage des avoirs) rend la baisse des cours du pétrole plus durable, ce qui réduit par conséquent les risques de baisse pour l’EUR/USD à partir de ce niveau. Nous anticipons pour l’instant une consolidation dans la zone 1,160-1,1650.
L’une des paires de devises impliquant l’euro que nous suivons de près cette semaine est l’EUR/GBP. Il s’échange en légère hausse ce matin après que l’inflation britannique du mois de mai a légèrement surpris à la baisse. L’IPC global est restée inchangée à 2,8 % (consensus : 3,0 %), principalement en raison d’une inflation alimentaire modérée, tandis que l’inflation sous-jacente a légèrement progressé à 2,6 % (consensus : 2,7 %). L’IPC des services s’est toutefois révélé légèrement plus élevé que prévu, à 3,7 %. Ces chiffres ne modifient pas notre prévision d’un vote « 7 contre 2 » en faveur du maintien des taux par la Banque d’Angleterre demain.
Des risques à la hausse subsistent toutefois pour la paire EUR/GBP, car un resserrement de 30 points de base de la BoE sur la courbe des taux semble trop belliciste, et une certaine prime de risque politique pourrait réapparaître après l’élection partielle de demain, qui devrait ouvrir la voie à Andy Burnham pour remplacer Keir Starmer au poste de Premier ministre.
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