Voici pourquoi Vallourec a plongé de 10% hier (pot-entiel +47% selon la Juste Valeur)
Investing.com - Les rendements des bons du Trésor américain ont reculé lundi, les coûts d’emprunt se détendant sur l’ensemble de la courbe, alors qu’une chute spectaculaire des prix du pétrole brut a atténué les craintes inflationnistes immédiates à la suite d’une ouverture diplomatique au Moyen-Orient.
Le rendement du bon du Trésor à deux ans, sensible aux taux, a reculé à 4,24%, tandis que le rendement de référence du bon du Trésor à 10 ans a chuté à 4,67%. Les obligations à longue échéance ont également soufflé, le rendement de l’obligation du Trésor à 30 ans reculant à 5,219% après avoir atteint des sommets pluriannuels en fin de semaine dernière.
Les marchés obligataires ont immédiatement trouvé un soulagement après que le président américain Donald Trump a annoncé que des négociations directes avec des responsables iraniens étaient prévues pour lundi, ajoutant qu’il avait annulé une frappe militaire planifiée dans le but de négocier un accord pour rouvrir le détroit d’Ormuz.
Cette annonce a déclenché un effondrement de plus de 4% des cours de référence mondiaux du pétrole brut, atténuant les craintes d’inflation liées à l’énergie sur les desks obligataires.
Cette accalmie des prix lundi fait suite à un mois de juillet éprouvant pour les marchés obligataires américains, au cours duquel les rendements de référence ont fortement progressé, poussant les coûts d’emprunt à long terme à des niveaux inégalés depuis 19 ans.
Les marchés de la dette souveraine ont été malmenés tout au long du mois de juillet par un conflit de cinq mois qui s’est intensifié entre les États-Unis et l’Iran, des fluctuations importantes des prix de l’énergie, et des signaux de politique monétaire peu clairs de la part de la Réserve fédérale (Fed) qui ont alimenté les craintes de taux d’intérêt élevés prolongés.
Les investisseurs ont passé les derniers jours de juillet à analyser un ensemble hétérogène de données macroéconomiques, ainsi que la dernière décision de politique monétaire de la Fed. Si la Fed a maintenu ses taux directeurs inchangés, trois responsables à la politique hawkish ont voté en faveur d’une hausse immédiate des taux.
Le président de la Fed, Kevin Warsh, a davantage perturbé les marchés obligataires en abandonnant les orientations prospectives traditionnelles tout en soulignant son engagement à endiguer une inflation persistante, laissant les traders sans feuille de route directionnelle claire.
Dans le même temps, les indicateurs d’inflation sont restés tenaces. Bien que l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) de juin ait montré une légère détente de l’inflation globale, les mesures sous-jacentes sont restées obstinément au-dessus de l’objectif annuel de 2% de la Fed.
Combiné à l’élargissement des déficits budgétaires américains et à une solide croissance du PIB au deuxième trimestre, les marchés ont continué de valoriser une probabilité d’environ deux tiers d’une hausse des taux de la Fed de 25 points de base d’ici la fin de l’année.
Avec le recul des prix de l’énergie lundi, les traders déplacent leur attention vers un calendrier chargé de données sur le marché du travail américain cette semaine - couronné par le rapport sur les créations d’emplois non agricoles vendredi - afin de déterminer si la récente flambée des coûts d’emprunt a atteint un sommet ou si la résilience économique poussera les rendements vers de nouveaux records pluriannuels.
Les rendements européens se stabilisent
Le rendement allemand à deux ans, sensible aux taux, a reculé à 2,766%, tandis que le rendement de référence du Bund allemand à 10 ans s’est maintenu à 3,155%.
Les prix obligataires ont trouvé un soutien après que le président américain Donald Trump a annoncé que des discussions directes avec des responsables iraniens étaient prévues pour lundi, ajoutant qu’il avait suspendu une frappe militaire planifiée dans le but de parvenir à un accord pour rouvrir le détroit d’Ormuz.
Cette annonce a provoqué une baisse de plus de 4% des cours mondiaux du pétrole brut, apaisant les inquiétudes liées à l’inflation énergétique sur les desks obligataires européens.
Cette séance plus calme lundi fait suite à un mois de juillet au cours duquel les rendements allemands de référence ont bondi d’environ 30 points de base pour atteindre des sommets de 15 ans, proches de 3,21%.
Les investisseurs obligataires ont également passé les derniers jours de juillet à digérer un ensemble dense de données macroéconomiques mitigées.
Si les chiffres préliminaires ont montré que le PIB de la zone euro au deuxième trimestre a progressé d’un solide 0,4% - doublant ainsi les prévisions du marché - les données flash de l’indice des prix à la consommation (IPC) de la zone euro pour juillet ont montré une hausse de l’inflation globale à 2,9% contre 2,8% en juin. Point crucial, l’inflation sous-jacente a accéléré à 2,5%, portée par la hausse des coûts des services et les répercussions de l’énergie.
La combinaison d’une croissance résiliente et de pressions persistantes sur les prix tout au long du mois de juillet a fortement renforcé les anticipations du marché quant à un resserrement monétaire supplémentaire de la Banque centrale européenne (BCE).
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