Nouveaux Records du CAC 40 : 7 actions de l’indice qui ont encore un gros potentiel
Les cours du pétrole ont poursuivi leur remontée, franchissant la barre des 100 dollars le baril, alors que le conflit au Moyen-Orient menace de s’étendre, mettant ainsi en péril l’approvisionnement
Énergie - Le pétrole devrait poursuivre sa hausse en l’absence d’apaisement
Les cours du pétrole ont bondi hier, l’indice ICE «Brent» franchissant la barre des 100 dollars le baril pour la première fois depuis mai. Une nouvelle escalade dans le golfe Persique et les craintes d’une extension du conflit mettent en péril une part importante de l’approvisionnement en pétrole. Les attaques des Houthis contre des navires saoudiens en mer Rouge pourraient aggraver ce conflit et conduire à une nouvelle escalade. Le président Trump a déclaré qu’il tiendrait l’Iran pour responsable des attaques contre les navires en mer Rouge, tout en laissant entendre un durcissement des frappes contre l’Iran. Les craintes du marché porteront principalement sur le risque que les infrastructures énergétiques de la région soient à nouveau prises pour cible.
En l’absence de signes, ou presque, de désescalade, le marché devrait pour l’instant emprunter la voie de la moindre résistance. Cela laisse présager que les cours du pétrole ne feront que continuer à grimper. La question clé est de savoir à quel niveau de prix la pression commencera à s’exercer sur l’administration Trump pour qu’elle revienne à la table des négociations. Si l’on se fie aux précédentes flambées observées sous Trump au début de la guerre, la pression en faveur d’une désescalade devrait s’intensifier considérablement si, et lorsque, le Brent approchera les 120 dollars le baril. Pour l’Iran, l’enjeu réside moins dans le niveau actuel des cours du pétrole (en réalité, l’Iran cherchera à faire grimper les prix le plus haut possible) que dans la durée pendant laquelle il pourra supporter l’effondrement de ses recettes pétrolières face au blocus américain.
Les perturbations potentielles de l’approvisionnement auxquelles le marché est actuellement confronté sont plus importantes qu’à n’importe quel moment de la guerre. Non seulement les flux de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz se sont pratiquement taris, mais il existe des risques évidents pour les flux de pétrole saoudiens en provenance de la mer Rouge. En juin, les exportations saoudiennes de pétrole brut depuis Yanbu, sur la mer Rouge, s’élevaient en moyenne à environ 4,6 millions de barils par jour. Par ailleurs, nous constatons des perturbations dans les flux de pétrole kazakh en provenance du terminal CPC en Russie, dans un contexte d’attaques présumées de l’Ukraine contre des pétroliers. Les volumes d’exportation depuis ce terminal ont dépassé 1,7 million de barils par jour ces derniers mois.
Selon certaines informations, le gouvernement russe envisagerait de prolonger d’un mois supplémentaire son interdiction d’exporter du diesel. Cette interdiction doit expirer fin juillet. Cependant, la poursuite des attaques ukrainiennes contre les infrastructures de raffinage russes a resserré le marché intérieur des produits raffinés. La Russie est le deuxième exportateur mondial de diesel, avec des exportations maritimes dépassant les 700 000 barils par jour en 2025. Une prolongation de l’interdiction devrait continuer à soutenir les marges de craquage des distillats moyens, en particulier si les tensions au Moyen-Orient ne s’apaisent pas.
Les dernières données d’Insights Global soulignent le resserrement croissant du marché des distillats moyens. Les stocks de gazole dans la région ARA ont reculé de 44 kt en glissement hebdomadaire pour s’établir à 1,64 Mt, soit 13 % en dessous de la moyenne sur cinq ans et leur plus bas niveau depuis 2022. Les stocks de kérosène ont également continué de se resserrer dans la région, reculant de 64 kt par rapport à la semaine précédente pour s’établir à seulement 514 kt, soit 42 % de moins que la moyenne sur cinq ans.
Métaux – L’or sous pression alors que la remontée des cours du pétrole attise les craintes d’inflation
L’or a reculé alors que l’escalade des tensions au Moyen-Orient a fait grimper les prix de l’énergie, suscitant des inquiétudes quant au maintien d’une inflation élevée et à la poursuite d’une politique monétaire restrictive pendant plus longtemps.
Malgré les risques géopolitiques persistants, l’or a peiné à attirer une demande significative en tant que valeur refuge depuis le début du conflit. Au contraire, les marchés se sont concentrés sur les implications inflationnistes de la hausse des prix du pétrole et sur la perspective de taux d’intérêt plus élevés pendant plus longtemps.
Le Brent a repassé la barre des 100 dollars le baril, entraînant à la hausse les rendements des bons du Trésor et le dollar américain, et pesant sur les actifs non productifs de rendement comme l’or. La récente vigueur de l’or semble principalement due à des achats sur repli et à des couvertures de positions courtes. Cela fait suite à la forte correction enregistrée par rapport aux plus hauts historiques atteints plus tôt cette année. Le rebond a depuis perdu de son élan.
L’or oscille autour du seuil de soutien clé de 4 000 dollars l’once. Toutefois, les prix élevés du pétrole et la hausse des rendements risquent de limiter toute reprise, faisant de la barre des 4 000 dollars l’once le niveau clé à surveiller à court terme.
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