Caterpillar s’envole, résultats historiques dopés par l’IA : la surévaluation empire
Le pétrole a fortement chuté hier, porté par l’optimisme quant à la possibilité d’un accord au Moyen-Orient. Cependant, les marchés risquent bien de s’emballer une fois de plus
Énergie – Un sentiment de déjà-vu sur les marchés pétroliers ?
Les cours du pétrole ont fortement chuté hier, alimentés par un optimisme grandissant quant à la possibilité que les États-Unis et l’Iran se rapprochent d’un accord au Moyen-Orient. Le contrat à terme ICE Brent a clôturé en baisse de plus de 7 % sur la journée, après que le président Trump a annulé les frappes contre l’Iran, dans le but de conclure un accord. Il a également laissé entendre que les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran avaient déjà repris. Les responsables iraniens continuent de nier que des négociations soient en cours, insistant sur le fait que les discussions actuelles avec Oman se limitent aux routes maritimes transitant par le détroit d’Ormuz. Parallèlement, des informations ont circulé hier selon lesquelles un cargo au large des côtes omanaises aurait été touché par un projectile non identifié.
L’ampleur de la vague de ventes semble quelque peu exagérée, compte tenu de l’incertitude considérable qui persiste. Nous nous sommes déjà retrouvés à plusieurs reprises dans cette situation, pour finalement voir les choses se dénouer. Et alors que l’Iran nie que des pourparlers soient en cours et que Trump lance des avertissements au cas où aucun accord ne se concrétiserait, le contexte laisse clairement une large marge pour une nouvelle escalade.
En mer Noire, ces derniers jours ont vu une recrudescence des opérations de chargement au terminal CPC, qui expédie du pétrole kazakh depuis la côte russe. Ces opérations avaient été perturbées ces dernières semaines en raison des attaques ukrainiennes en cours contre les infrastructures énergétiques russes. Des risques ont également pesé sur les pétroliers opérant dans et autour du terminal, ce qui a rendu les armateurs réticents à procéder au chargement. Pour l’instant, les flux vers le terminal semblent encore se situer en dessous des niveaux habituels.
Les prix du gaz en Europe ont également subi des pressions hier, bien que dans une moindre mesure que ceux du pétrole, le TTF clôturant en baisse de 2,65 % sur la journée. Les inquiétudes grandissent en Europe concernant les niveaux de stockage et la lenteur des injections observées, ce qui rend la région plus vulnérable à l’approche de l’hiver 2026/27. Si le taux de remplissage des stockages n’est que légèrement supérieur à 57 % — un niveau inférieur à celui observé en 2021 —, en volume absolu, il reste tout de même légèrement supérieur aux niveaux de 2021. Il convient également de souligner que la demande de gaz de l’UE est aujourd’hui nettement inférieure à ce qu’elle était en 2021. Ainsi, même si le marché du gaz est certes tendu, la situation reste nettement plus confortable qu’en 2021. La demande de gaz de l’UE en 2025 a été inférieure de 18 % aux niveaux de 2021.
Métaux — La baisse des cours du pétrole soutient le rebond de l’or
L’or a légèrement progressé, prolongeant ainsi sa reprise après avoir enregistré en juillet sa première hausse mensuelle depuis février. Les cours ont trouvé un soutien dans l’apaisement des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Les informations faisant état d’efforts diplomatiques visant à améliorer les conditions de navigation dans le détroit d’Ormuz ont contribué à une forte baisse des cours du pétrole. La baisse des prix de l’énergie a apaisé certaines craintes inflationnistes, offrant un contexte plus favorable à l’or.
Dans le même temps, les marchés continuent d’évaluer les perspectives de la politique monétaire américaine à la suite de la réunion de la Réserve fédérale de la semaine dernière. Bien que les décideurs aient maintenu les taux inchangés, l’incertitude quant à l’orientation de la politique monétaire reste élevée, les investisseurs mettant en balance les risques d’inflation persistants et les signes d’un ralentissement de la dynamique économique.
L’argent a également progressé, soutenu par l’amélioration générale du sentiment à l’égard des métaux précieux.
L’or devrait rester tiraillé entre l’amélioration du climat géopolitique et l’incertitude persistante concernant les taux d’intérêt américains. Toute nouvelle baisse des prix de l’énergie pourrait contribuer à améliorer le contexte macroéconomique pour l’or, même si les anticipations d’une persistance des taux à des niveaux élevés pendant plus longtemps pourraient continuer à limiter son potentiel de hausse.
Du côté des métaux de base, le Zinc a franchi la barre des 3 700 $/t. Il s’agit de son plus haut niveau depuis près de quatre ans, sous l’effet d’une offre de concentrés restreinte qui continue de peser sur les marges des fonderies et de limiter la production de métal raffiné. La baisse des stocks en bourse et les signes de resserrement sur le marché physique ont également soutenu les prix, aidant le zinc à prolonger sa récente remontée malgré une demande mitigée. L’offre minière restreinte, les faibles frais de traitement et la baisse des stocks devraient soutenir les prix du zinc à court terme. Toutefois, une demande en aval plus faible pourrait limiter toute nouvelle hausse.
Agriculture – Les exportations de café du Vietnam en forte hausse
Les dernières données de l’Autorité ougandaise chargée du café montrent que les expéditions de café de l’Ouganda ont chuté de 24 % en glissement annuel pour s’établir à 744 500 sacs en juin. Ce recul des exportations s’explique en grande partie par le fait que les négociants ont retenu leurs ventes, les prix mondiaux s’étant affaiblis dans un contexte d’amélioration des perspectives d’approvisionnement. Les exportations de café ont atteint leur plus haut niveau mensuel de la saison 2025/26, l’autorité attribuant cette forte demande à l’amélioration des perspectives de production. Les exportations de robusta ont chuté de 24 % en glissement annuel pour s’établir à 668 200 sacs, tandis que celles d’arabica ont reculé de 26,8 % en glissement annuel pour s’établir à 76 300 sacs. Les expéditions cumulées pour la saison 2025/26 (octobre – juin) ont atteint 5,6 millions de sacs (sacs de 60 kg).
L’office des statistiques du Vietnam estime les exportations de café du mois de juillet à 396 kt, soit une forte hausse de 287 % en glissement annuel par rapport aux 102,4 kt enregistrées un an plus tôt. Les exportations cumulées de café s’établissent ainsi à 1,31 Mt pour les sept premiers mois de l’année, en hausse de 21 % en glissement annuel.
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