L'enseigne « Wall Street » est visible à l'extérieur du bâtiment de la Bourse de New York (NYSE)
Wall Street est attendue en légère hausse après la séance record de la veille, alors que les Bourses européennes hésitent à mi-séance, dans l'attente davantage d'avancées concernant les pourparlers entre Washington et Téhéran, tandis que les cours pétroliers repartent à la hausse.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,25% pour le Dow Jones, de 0,39% pour le Standard & Poor's-500 et de 0,2% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 gagne 0,05% à 8.670,94 points vers 11h40 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,08% et à Londres, le FTSE 100 cède 0,09%.
L'indice EuroStoxx 50 grappille 0,08% et le Stoxx 600 grignote 0,03%, tandis que le FTSEurofirst 300 lâche 0,02%.
Après une séance record la veille à Wall Street, alimentée par les espoirs de paix en Iran conjugués à une saison des résultats encourageante, les marchés calment leurs esprits bien que restant optimistes.
Pour rappel, l'indice Dow Jones a gagné mardi 1,71%, le Standard & Poor's 500 a avancé 1,79%, tandis que le Nasdaq Composite a bondi de son côté de 2,59%.
Les actions européennes se montrent plus sur la réserve, dans l'attente davantage de signes de progrès dans les négociations entre les États-Unis et l'Iran, après plusieurs faux espoirs et échecs par le passé.
Donald Trump a déclaré mardi soir que des négociations avec Téhéran avaient eu lieu "toute la journée" et qu'elles avaient été "très bonnes", tout en menaçant à nouveau de bombarder l'Iran "très durement" si aucun accord n'était scellé.
En parallèle, les Houthis ont déclaré avoir lancé une attaque à la roquette contre un pétrolier saoudien au large de Yanbu, un port stratégique pour les exportations de pétrole brut saoudien, entraînant une hausse des cours de l'or noir.
Ces informations ont tempéré les espoirs des investisseurs quant à une désescalade du conflit au Moyen-Orient, après que le Qatar a déclaré mardi que les médiateurs progressaient dans leurs efforts pour mettre fin à la guerre.
Par ailleurs, l'économiste en chef de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a déclaré mercredi que le monde se dirige vers une nouvelle flambée d'inflation alimentaire, alors que les guerres en Iran et en Ukraine, conjuguées au phénomène El Niño, créent une "tempête parfaite", dans laquelle la hausse des coûts se conjugue à la baisse des rendements agricoles,
En plus de surveiller les développements au Moyen-Orient, les investisseurs prennent en compte les publications finales des principaux directeurs d'achat (PMI) européens, afin de mesurer les craintes inflationnistes.
Tandis que les publications françaises se font désormais rares, la saison des résultats se poursuit ailleurs, avec notamment les résultats de Walt Disney et Uber.
Dans le sillage des déclarations en faveur d'une réouverture du détroit d'Ormuz sous peu, les cours pétroliers ont drastiquement chuté depuis le début de la semaine même s'ils repartent actuellement à la hausse à la suite de l'attaque des Houthis, le Brent repassant la barre des 80 dollars le baril après avoir clôturé à 79,36 dollars la veille.
Le Brent prend 1,01% à 80,16 dollars le baril, alors qu'il a perdu plus de 10% depuis le début de la semaine. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) grappille quant à lui 0,22% à 75,95 dollars.
À Francfort, Infineon perd 4,3% à la suite de ses résultats et prévisions.
Siemens Energy recule de 0,9%, se retournant ainsi à la baisse après un bond de près de 5% à l'ouverture, alors que le groupe a enregistré un chiffre d'affaires, de marges et de commandes à un niveau record au titre du troisième trimestre.
Le laboratoire danois Novo Nordisk recule de 4,8% après des ventes de Wegovy décevantes au deuxième trimestre, malgré le relèvement de ses prévisions de bénéfice et de chiffre d'affaires pour son exercice annuel.
Outre-Atlantique, le rendement des Treasuries à dix ans cède 1,8 point de base à 4,6086%, tandis que le deux ans cède 0,8 point de base à 4,2020%.
Outre-Rhin, le rendement du Bund allemand à dix ans abandonne 1,0 point de base à 3,1068% et le deux ans lâche 0,8 point de base à 2,7237%.
Le billet vert continue d'évoluer sur de faibles variations, après avoir atteint lundi son plus bas niveau depuis six semaines.
"La chute des cours du pétrole, conjuguée à la perspective d’une réouverture imminente du détroit d’Ormuz, constitue un facteur baissier pour le dollar", a déclaré Matthew Ryan, responsable de la stratégie de marché chez Ebury.
"Cependant, bien que le billet vert ait légèrement reculé face à ses homologues cette semaine, il ne montre pas le genre de fragilité qui laisserait présager un désengagement significatif des flux vers les valeurs refuges", a-t-il ajouté.
Le dollar perd 0,10% face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro avance de 0,14% à 1,1545 dollar.
PLUS AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE À L'AGENDA DU 5 AOÛT
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Coralie Lamarque, édité par Augustin Turpin)