Interview Alors que les frappes contre la République islamique ont repris, et que la Chambre des Représentants a finalement adopté un texte cadre sur la stratégie de défense américaine prévoyant un budget record, le président des Etats-Unis doit gérer une opinion publique défavorable, une inflation qui repart et des élections de mi-mandat dans moins de quatre mois. Pour la politologue Nicole Bacharan, le locataire de la Maison-Blanche « crée ses propres obstacles ».
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Dans un contexte de reprise des hostilités avec l’Iran, la Chambre des Représentants a adopté mercredi 22 juillet à Washington le projet de loi sur la stratégie de défense des Etats-Unis pour 2027 (NDAA), qui prévoit un budget record de plus de 1 150 milliards de dollars (environ 1 000 milliards d’euros) – environ 250 milliards de dollars supplémentaires par rapport à 2026. Alors que le sujet fait traditionnellement consensus entre républicains et démocrates, ce vote était scruté après le blocage historique le 14 juillet au Sénat, la chambre haute du Congrès, où le texte doit désormais être représenté. Une accélération des dépenses militaires américaines qui intervient alors que le fragile cessez-le-feu prévu par le protocole d’accord signé avec la République islamique a volé en éclats le 7 juillet.
Pour Washington, le bilan humain s’alourdit — s’élevant désormais à 17 soldats américains tués depuis le début des affrontements le 28 février, après les récentes morts de trois militaires en Jordanie et en Irak (côté iranien, le dernier bilan officiel indique qu’au moins 50 personnes ont perdu la v…
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